Matali Crasset (franz.)

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Fotos von Matali Crasset

Die französische Industriedesignern Matali Crasset wuchs in einer Kleinstadt im Norden Frankreichs auf, heute lebt und arbeitet sie in Paris. Ihre Werke sind weltweit bekannt und werden vielfach ausgestellt. Forms of Flow/Flow of Forms konzentriert sich auf Crassets Basket Project, ein Projekt, das in Zusammenarbeit mit Korbflechterinnen aus Simbabwe entstand. Die Designerin stand dabei in ständigem Kontakt mit 17 Frauen der Bulawayo Home Industries, einer gemeinnützigen Einrichtung, die es Frauen ermöglicht, ihr Einkommen durch die Korbflechtkunst zu verbessern. Durch einen regen Austausch entstand eine Symbiose aus traditionellem Handwerk und modernem Design. In der Ausstellung wird diese Entwicklung einer neuen Formsprache sichtbar. Im Gespräch erklärt Matali Crasset Ansätze und Schwerpunkte des Projekts.

An dieser Stelle finden Sie eine französischsprachige Version des Interviews. Hier können Sie das Gespräch auf Englisch nachlesen.

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Comment avez-vous ressenti la coopération entre vous et les participants? Etait-il possible de relier différentes imaginations et idées?

Christine Eyene m’a invité à l’automne 2013 à travailler avec la communauté des femmes de basket-ball de Bulawayo au Zimbabwe, dans le cadre de Bulawayo Home Industries qui promeut et sauvegarde le savoir-faire de la fabrication de panier. J’ai eu une expérience similaire en Hongrie en 2009 avec une communauté roms dans le village de Szendrőlád, instigée par l’artiste syrienne Roza El Hassan qui a initié cet atelier en invitant d’autres artistes.

Travailler dans des contextes d’impact social élevé nécessite une prise de conscience élargie, nous obligeant à percevoir pleinement notre raison d’être et le projet mis en commun. Je suis allé à Bulawayo au printemps 2014 et j’ai travaillé pendant une semaine avec 17 femmes organisées en ve groupes autour d’une femme qui était un expert dans la fabrication de panier. Ce fut une expérience très inspirante.

De quelle manière une technique comme le tissage de panier détermine votre créativité, votre inspiration et le processus de production?

Je voulais concentrer l’atelier sur l’évolution de cette forme emblématique de panier de gourde faite par la communauté il ya trois ans pour la première exposition, Basket Case I: the gourd. J’aime cet objet car il est inexact et vous vous sentez qu’une personne a donné leur temps et leur considération, fondamentalement faire des objets un-de-un-type à chaque fois.

Cette communauté a acquis le savoir-faire pour agrandir ou réduire la forme à volonté. Tout ce dont j’avais besoin était de leur dire de réduire la taille, de faire plusieurs simultanément et de les combiner ensemble, accentuant l’aspect naturel. 

Comment le matériel détermine la forme?

L’hypothèse consiste de partir d’une forme dite simple qu’on développe presque à l’infini et qu’on agence de différentes manières, afin de faire advenir un “monde”. Cette méta-forme devient alors une structure à partir de laquelle se déploient différents usages. Elle est un principe d’organisation des choses, dans un environnement où l’on ose jouer à épuiser des formes dans leur répétition quasi obsessionnelle. Cette hypothèse permet paradoxalement de s’affranchir des références (formelles et méthodologiques) et débouche sur une liberté de créer et une esthétique propre.

Je détermine une forme abstraite qui devient un élément d’un vocabulaire formel, comme les abris pour le Vent des Forêts en Meuse, ou le projet que j’ai fait pour Cappellini. Le but de l’atelier était de leur donner quelques conseils pour un résultat perceptible comme ne jamais accrocher ou coudre les pièces ensemble, mais plutôt de les faire incorporer, tissés sur le même corps. Ou à chaque fois et un usage spécifique pour la forme telle que devenir la poignée pour un sac ou un pied pour soulever une planche. 

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Quel type de responsabilité avez-vous porté pour les participants?

J’étais juste un visiteur pendant quelques jours. J’ai proposé un outil à jouer. La prochaine étape serait de voir cette famille continuer dans cette voie, avec le soutien des actions de ces femmes … c’est ce que nous désirons le plus.

Quels sont les concepts et les attentes ont changé ou confirmé pendant et après l’atelier?

J’entrevois de plus en plus ce métier, à travers les projets que je mène, comme celui d’un accoucheur. Il s’agit de moins en moins de mettre en forme de la matière – de l’esthétique – mais plutôt de faire émerger, de fédérer, d’organiser, autour d’intentions et des valeurs communes, des liens et des réseaux de compétences, de connivence, de socialité. La majorité des projets sur lesquels je travaille actuellement mettent en évidence cette dimension de travail collectif et collaboratif. Je pense au récent projet aux maisons sylvestres pour le Vent des forêts à Fresnes au Mont dans la Meuse, à l’école Le blé en herbe à Trebedan en Bretagne avec la Fondation de France,  ou la Dar’hi à Nefta en Tunisie . Il y a donc une dimension de plus en plus locale qui m’intéresse beaucoup. On voit bien que la contemporanéité n’est plus l’apanage exclusif du monde urbain.

Bien évidemment, je dessine aussi des objets, mais les objets ne sont ni le centre, ni la finalité du processus de création; Il en sont une actualisation possible parmi d’autres (une architecture, une scénographie, une exposition…) à un moment déterminé, d’un système de pensée plus vaste.

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